etincelle obscure;
⠀⠀⠀✎ Just look how fucked up I am. 🖊

french writing | frenglish | english writing

home
message
archive
theme

Les espoirs de la vie s'effondraient de mon cœur

Les peurs d'un monde terni faisaient fuir les odeurs

Je me réveillais. Et je me couchais. Rien ne s'arrangeait.

Les mots englués dans mon souffle.

Les hontes étouffées dans mes larmes.

Il fallait marcher. Toujours avancer. Ne rien regretter.

Nouveaux lieux ennuyeux, desinations insipides

Pluie de rage en mon âme, victoires futiles, échecs pénibles.

C'est là que j'allais. Vivre mon été. Que je périrais.

Nouveau jour, nouvelle nuit, nouveau désir non détruit

Des rencontres prêtes à mourir, projets assurés de fuir

Je souhaitais sombrer. Et m'évaporer. Ne plus regarder.

Le miel toucha mon bras, poisseux, hideux, acrimonieux

Le vent heurtait mes pieds, agrafait mes idées

Mais la lumière luit. Pas si loin d'ici. Ramassa ma vie.

Des yeux bleus bienheureux des sourires venus des cieux

Étreintes douces, chaleureuses, congédiant le malheur

Tu étais ici. Et tu me compris. Me reconstruisis.

Les espoirs de la vie s'écoulaient sur mon cœur

Possibilités infinies où reculer n'est banni

J'n'avais réussi. À fonder ma vie. Mais c'n'était fini.

Dans la montagne elle dort

Et on n'y trouve de l'or

Refuge des temps perdus

Ses parois moites nous tuent

Chaque fois que je m'y cache

La trajectoire se fache

La terre ne tourne plus

Les secondes se sont tues

Et pourtant tant de vie

Protection infinie

Lumière et air lointains

Pluie a fait son chemin

Pas de prédateurs ou de peur

Mais solitude fait règne

Dans cette caverne de pierres

Au milieu de mes rêves

Va t-on me retrouver ?

Suis-je réellement caché ?

Ou seulement isolé

Près de la vérité

Loin de la société

Dans cet univers qui fait la vie

Dans cet univers qui me définit

I look at my cat meowing. Its body moving lightly as it starts purring.

I look towards my windows. The outside world, sunny, way too hot and warm, noisy voices, children smiling.

I look at people laughing on TV, over irrelevant subjects and for stupid reasons, putting on fake smiles and playing pretend.

Vain. Vain. I can’t take this anymore. I can’t take this life anymore.

My shoe hits the monitor. The screen shuts down, and I laugh. Pieces of glass hit my face. I cry.

My body is shaking. My eyes melt out of my pupils. I can’t take it. Where is my skin ?

My cat is meowing, gently. Looking at me and coming closer. It strokes my leg with its head.

But I scream and move this leg.

I scream and it runs away.

I take the pillows on the couch, and I throw them anywhere.

I take the glass of water on the table, and I let it hit the wall.

I take the plant I gently raised, and I destroy it away.

I break my window.

I break my arm too.

I go through the hole, harming myself more.

I go through the air, and I fly forever.

Only then I start fearing my now decided death.

Mes yeux brûlent.

Mon corps pleure.

Ma vie s’effondre et s’évapore.

Je souris à la mort.

Mais elle ne vient me prendre.

Alors je regarde dans ce miroir, encore.

Les papiers autour de moi dansent avec mon sang.

Les morceaux de verre explosés me présentent mon reflet.

Ai-je toujours eu ces cicatrices ?

Pourquoi mon visage est-il plus bleuté que beige ou rosé ?

Je ne sais pas.

Je m’en fous. Je caresse les pièces brisées. Elles se fondent en moi et m’embrassent. L’encre rouge coule encore. Je ris.

Et je tape.

Encore.

ENCORE.

ENCORE ET ENCORE.

Je m’effondre.

Les méandres de ma salle de bain me coupent encore plus.

Les méandres de mon âme se brisent encore plus.

Un des papiers qui me fait face me présente un énième poème. Je ne me souviens pas l’avoir écrit. Il me présente une autre vie. Un amour que j’ai peut-être ressenti. Mais je ne sais plus. Je ne m’y plie.

Alors j’arrache.

Encore.

Mes cheveux, ma peau.

Je regarde mon dos dans le peu de glace qui me l’autorise.

Mes grains de beauté sont tellement plus beau quand ornés de tels tatouages.

Alors j’attaque.

Encore.

Je frappe.

Encore.

Le rasoir au sol me fait juste sourire.

Les cachets éparpillés me font juste rire.

Les flammes qui commencent à s’allumer continuent mon délire.

Je crie sans savoir quoi. Sans même m’entendre. Sans même vivre. Et pourtant je n’ai jamais autant vécu.

L’extase attaque mes pores. Être en vie, je le suis. Finalement.

Je prend un nouveau morceau du miroir. Et mon sang. Et une nouvelle feuille. J’écris, par dessus les mots déjà effacés. J’écris sur le mur, quand de la place je ne peux plus en trouver. J’écris partout. Des mots. Je ne sais même pas lesquels. Ont ils seulement du sens ? Je sais juste qu’ils dansent.

Alors j’écris. ENCORE. Avec mon âme et mon corps. Ma chair est dans ces mots. Des papiers me présentent mes théories sur l’humanité. Je ne les lis même pas, mais je les aies oubliées. Je ne m’en préoccupe.

Je vomis. Je crois. Je ne sais plus. L’odeur acide se mélange avec celle âcre qui embaume déjà l’air.

J’ai froid. Et chaud. Je suis nue depuis longtemps, pourtant. Et de plus en plus vidée de peau.

Je souris. J’embrasse le feu. Je ris. Je crache sur la vie.

Comment j’ai pu finir ici ?

C’est sûrement ce que vont se demander les gens qui me trouveront, sans vie, des heures plus tard.

Mais je m’en fous.

J’ai vaincu cette mascarade.

J’ai pu choisir ma propre mort.

Et c’est la seule œuvre d’art valide.

I told you I wasn’t obsessed

You didn’t smile and you felt pain

But I now know how much I was right


Unhealthy, it destroys your life

This addiction cannot be cured

I don’t wanna tear down all we’ve built


Every second is now

You and your self in my mind

Every moment is now

Me trying to please your mind

Feeling awful over ideas

Seeing your disappointment

Then hurting myself in torment

Thinking you never ever cared

That everything is better

Than spending time together

Why else wouldn’t you just give me that ?


I can now say I’m obsessed

Will you smile, will you regret ?

I wish life can get better for us

That our relationship can heal

That my addiction won’t make us stray


I am obsessed with you

And I love everything about you

So please just accept me and let me in

I wish I could tell you the truth

You can’t imagine how it hurts

I relapsed

In a journey towards meaning

I just ended up self harming

I wish you could consolate me

But I don’t wanna make things worse

You’d hate me if I tell you

I’m the one who’s gonna have to support you

Despite feeling so bad and even more for hurting you

I hate that

I wish I could be allowed

To let go of all my pain

To become further away

The ghost I’ve wished I’d reach

I relapsed

You say everything is broken

But recovery is a rollercaster

I’ll get better

Stop hating me

Stop hating it

Please hear me out

And how I feel

It’s not by pretending it’s nothing that I’ll get better

My arms still hurt

Those marks show it

People judge

I let it slip

I wish I could fade away in the cloudy skies

Must have been hard

To wake up toward the skies

To go die under the stars

To be alive just to fall

To wonder what could have gone

To wonder what you have done


Must have been hard

Every day without me

Every day blinded by sea

Every moment lost away

Every second washed away

All your pain growing harder

And all your pain coming closer


Must have been hard

I remember your sweet smile

I remember your soft arms

I remember the niceness

Of the days when we would kiss

I remember the preciousness

Of moments of your own life

Before your fall

Before my fall as well


Must have been hard

To keep up with all this act

To pretend feelings were there

To struggle with the other

Say we loved each other

When all we tried

Was to get further away

To lose this past in our frames

And to color the picture

To paint a new universe

Where our pain would be embraced

And humanity just pointless


Must have been hard

To look at me for so long

To look at you for so long

To hate each other so hard

Only to realize we failed

That maybe it mattered

Our support and yes, our hearts

That we really loved and felt

That we needed the presence

And the warmth of the other

It wasn’t just playing pretend


Must have been hard

Every night without me

Every night without you

Hugging new strangers at night

Kissing without no feelings

Loving by just pretending

And realizing our mistakes

That our feelings were genuine

That everything was broken

And you and me no longer

We said it would last forever


Must have been hard

To look down on each other

To cry so hard in the shower

To touch ourselves to the other

Only to end up dead

To embrace the blade again

Because pain ain’t in our way

And will help make disappear

The problems of yesterday

I feel pain flowing through my brain

I feel death flowing through my veins

I keep hitting, I keep bitting

Destroying every inch of hope

Feeling many ounces of dope

And repenting for all my sins

A salvation for my mind

Ces coups de dent sont si précieux

Voiles de plaisir devant mes yeux

Dans la douleur je m'échappe

Je me repends de mes actes

Je pardonne mon imbécilité

Car je l'ai bien mérité

Alors je continue de mordre

Dans l'espoir de rétablir l'ordre

Alors je cherche à frapper plus fort

Pour voir ma fin, oublier mon sort

Pourquoi ces regards de desespoir ?

Pourquoi me crie t-on d'arrêter ?

Je n'ai jamais autant vécu

Qu'avec la peine à mes côtés

Les mots dansent devant mes yeux

Forêt de lettres, clairière de sons

Je ne sais plus ce qui, abscon

Crée des idées, significations

Je ne comprend plus les vieux concepts

Oubliés et renouvelés

Que mon esprit s'aime à mélanger

À réinventer en une infinité

J'écris comme je parle, je pense

L'encre s'écoule de mon corps

Les phrases glissent dans l'air

S'entrechoquent sur le sol

Se confrontent, se complètent

J'écris tout comme je suis

Car c'est la raison de ma vie

Le papillon se réveille

Pour mourir rapidement

Comme le bébé ouvre les yeux

La mort il la contemplera longtemps

Nous naissons pour nous éteindre

Le temps seul est à craindre

Sans lui, pas de crimes

Sans lui, pas de joies

À quoi sert de continuer ?

D'essayer, de tout donner

C'est une course contre la montre

Que les années gagneront toujours

Et on ne pourra jamais

Finalement assimiler

Toutes les connaissances de notre côté

Et on ne pourra jamais

Empêcher la vieillesse

Et même vaincre la paresse

Demeure compliqué

Alors on pleure, on crie,

On dit que c'est fini

Mais c'est ce temps qui fait la vie

Alors on pleure, on crie,

Oublions nos soucis

Car sans lui il n'y a pas de vie

To go further you need it

Independently of space

Maybe it’ll continue running

Even after humanity

Toujours coulant

En cohésion

Même si

Parfois dilatées

Secondes volent

J'attends le train

Le temps qui passe

Ma vie trépasse

Je ne sais plus

J'attends le train

Toujours retardé

À mes côtés

L'éternité

J'attends le train

Mon arrivée

Mon chemin sera t-il libéré

J'attend le train

Comme ma fin

Je vais tomber

Sur cette voie

Tant de jours se sont écoulés

On m'a dit “tu vas oublier”

Je ne sais plus, je continue

De penser au passé

Tout est bien perdu désormais

Je devrais bien changer de cap

Mais je reste là

Immobile

Épuisé

Comment donc faire

Pour abandonner

La chose qui nous a guidés ?

Comment donc faire

Pour espérer

Recommencer ?

Chaque minute je pense à toi

Chaque seconde mon cœur est là

Mon esprit me rappelle pourquoi

Tu aimais ceci ou cela

Mais maintenant tu es parti

Si loin d'ici, et dans ses bras

Je suis détruit

Je suis fini

J'attends la fin